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Il n’existe qu’un seul DISCONNECTEUR obligatoire pour votre installation de chauffage

TYPES D'INSTALLATIONS

DISCONNECTEUR

NORME

MURALES

Chaudières murales

CA-b

NF EN 14367

(chauffage ou chauffage avec production d'Eau Chaude Sanitaire)

DOMESTIQUES - PAVILLONNAIRES

Alimentation des chaudières d'une puissance inférieure à 70 kW

(avec ou sans production d'Eau Chaude Sanitaire)

CA-a

NF EN 14367

(quel que soit le combustible, bois, charbon, fuel, gaz...)

COLLECTIVES - COMMERCIALES - INDUSTRIELLES

Alimentation des chaudières d'une puissance supérieure à 70 kW

BA

NF EN 12729

(quel que soit le combustible, fuel, gaz...)

À QUOI SERT UN DISCONNECTEUR DE TYPE BA

PROTECTION ANTIPOLLUTION

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Pour installation conforme à la norme NF

Il est indispensable que le disconnecteur type BA soit monté entre deux vannes

d’arrêt (à l’amont et à l’aval) et un filtre avec purge à l’amont immédiat de l’appa-

reil. Documentations techniques sur simple demande.

Attention :

- À la première mise en service, ouvrir la vanne amont très lentement pour

une mise en pression progressive du disconnecteur.

- Si l’installation nécessite un piquage à l’amont immédiat du disconnecteur,

il faut prévoir un clapet anti-retour entre le disconnecteur et le piquage.

L’EAU

Le corps humain est composé de 70 % d’eau. Nous éliminons chaque jour 2,7 litres d’eau en moyenne et nous devons les renouveler.

2 % d’eau en moins, c’est la soif ; 15 %, c’est la mort !

La quantité d’eau sur terre est très importante, mais 99,7 % de cette eau est salée (océan) ou glacée (iceberg).

Il reste 0,3 % d’eau utile à la vie. Il est donc indispensable de protéger cette ressource.

Les services des eaux ont ce souci permanent, ils se contrôlent et sont contrôlés pour que parvienne sur les lieux

de son utilisation une eau de qualité irréprochable.

DANGER

Ce souci de qualité et de protection est l’affaire de tous, lorsque l’on sait qu’il existe des millions de

branchements où l’on se sert de l’eau pour de multiples utilisations parfois très dangereuses.

Le principal danger de pollution d’un réseau d’eau potable, c’est le retour d’eau (c’est à dire la circulation

inversée du fluide de l’installation vers le réseau).

Le risque est permanent : Les nombreux croisements du réseau d’eau, les nombreux piquages d’alimentation

pour les chaufferies, les réseaux de protection incendies, les différentes industries, les réseaux d’arrosage,

d’irrigation, les laboratoires photographiques... sont autant de risques de contamination.

COMMENT se produit un retour d’eau ?

- Soit par dépression du réseau amont : c’est le siphonnage.

- Soit par contre-pression du réseau aval (ou surpression) : c’est le refoulement.

Il faut savoir que 20,6 % des cas de pollution ont pour origine un retour d’eau,

(extrait d’une étude menée sur 82 départements entre 1986 et 1988).

QUI EST RESPONSABLE ?

L’installateur : il est tenu de livrer une installation conforme aux règles de l’art et aux dispositions

réglementaires en vigueur, lors d’une pollution sa responsabilité pourra être recherchée par son client.

Le propriétaire des installations polluantes, c’est à vous “installateur” de l’en informer, lors d’une pollution du réseau il sera civilement et pénalement

responsable (règlement sanitaire titre I, art. 16).

Le distributeur d’eau, si il n’a pas pris toutes les dispositions nécessaires. Il est responsable de la qualité de l’eau distribuée (décret N° 89-3 du

3.01.89) et est en droit de s’assurer auprès du propriétaire des installations, des systèmes de protection mis en place.

Les autorités sanitaires assurent le respect des règlements sanitaires, qui imposent aux propriétaires des installations (y compris les immeubles avec

chauffage collectif) de protéger : - le réseau intérieur privé (plomberie, sanitaire)

- le réseau public d’eau potable (raccordement après le piquage du distributeur d’eau).

DOMAINES D’APPLICATION

Partout où il existe un risque de retour d’eau polluée dans le réseau public ou dans un réseau privé.

C’est-à-dire chaque fois que l’on raccorde, au réseau d’eau potable, une installation ou un réseau privé, où l’on utilise l’eau pour d’autres usages que

ceux liés au sanitaire, au domestique ou à l’alimentation. Exemple : artisanat, agriculture, industrie, chaufferie, piscine...

DIFFÉRENCE AVEC UN CLAPET TRADITIONNEL

Il apparaît ainsi clairement que le niveau de sécurité des disconnecteurs type BA est incomparablement plus élevé que celui des clapets traditionnels

(simple ou double). Pas de problème tant que le clapet demeure étanche, mais lors d’un défaut d’étanchéité :

- Clapet traditionnel : l’eau polluée issue de l’installation contamine le réseau d’eau potable sans qu’il soit possible de s’apercevoir de cette défaillance.

- Disconnecteur BA : 1°) l’eau polluée est éjectée vers l’extérieur sans contaminer le réseau d’eau potable.

2°) cet écoulement vous alerte d’une anomalie de fonctionnement.

Le disconnecteur assure une étanchéité parfaite et une coupure totale. AUCUNE POLLUTION N’EST POSSIBLE.